La BMW Série 1 séduit par son allure sportive, sa compacité et son plaisir de conduite, mais tous ses modèles ne se valent pas lorsque l’on parle de fiabilité et d’entretien. Avant d’investir dans cette compacte premium, il convient de connaître les versions à éviter pour ne pas faire face à des coûts de réparation élevés ou des problèmes mécaniques frustrants. Dans cet article, nous abordons :
- Les principaux modèles et motorisations problématiques de la Série 1, notamment parmi les premières générations.
- Les faiblesses techniques spécifiques : chaîne de distribution, gestion électronique, consommation d’huile, fap et vanne EGR.
- Des conseils pour un achat voiture assuré avec un bon rapport fiabilité/coût d’entretien.
- Comment les modèles récents ont corrigé les défauts des versions précédentes.
- Les critères essentiels à vérifier avant tout achat d’une Série 1 d’occasion.
Voyons ensemble les cinq modèles à éviter absolument pour éviter des mauvaises surprises et choisir en toute sérénité votre prochaine BMW Série 1.
A lire également : Alain Prost : plongée dans la richesse du quadruple champion de F1

Sommaire
- 1 Première génération E87 (2004-2011) : les modèles diesel à chaîne de distribution défaillante
- 2 F20 116i (2011-2013) : le moteur essence à surveiller pour éviter les surconsommations d’huile
- 3 La 118d F20 (2012-2015) : un diesel performant mais fragile en usage urbain
- 4 120i F20 (2011-2014) : puissance et caprices électroniques
- 5 114i F20 (2012-2015) : la version à éviter pour un usage quotidien
Première génération E87 (2004-2011) : les modèles diesel à chaîne de distribution défaillante
La première Série 1, lancée en 2004, a marqué les esprits avec son design innovant et sa propulsion. Toutefois, en ce qui concerne les moteurs diesel, notamment les 118d et 120d dotés du bloc N47, des soucis mécaniques sérieux sont à déplorer.
Le problème majeur concerne la chaîne de distribution, qui présente une usure prématurée. Cette pièce, mal dimensionnée par BMW, peut se casser sans avertissement, ce qui provoque des dégâts moteurs extrêmement coûteux, avec des factures dépassant souvent les 2 000 euros. Ce défaut concerne particulièrement les modèles produits entre 2007 et 2009.
A lire également : Définition et caractéristiques d'une voiture de prestige
Les conséquences sont graves : rupture de chaîne peut entraîner un décalage du calage moteur, valves abîmées ou même une casse moteur. C’est une panne brutale qui laisse souvent le conducteur démuni sur le bord de la route.
Par ailleurs, l’électronique embarquée souffre aussi de dysfonctionnements, affectant des éléments comme les capteurs ABS ou le système d’injection, augmentant le risque de pannes ou de comportements erratiques du véhicule. Attention également à la qualité de l’entretien, car un suivi négligé aggrave ces défauts.
Un exemple concret : sur un forum spécialisé, un propriétaire a décrié le remplacement de sa chaîne à 120 000 km, une opération exceptionnelle sur une voiture de ce segment. Lorsqu’on considère ces risques, il vaut mieux anticiper en évitant ces modèles. Si vous consultez notre guide d’achat Série 1, vous comprendrez l’importance de cette vigilance.
| Modèle | Années concernées | Problème majeur | Coût estimé réparation |
|---|---|---|---|
| 118d E87 (N47) | 2007-2009 | Chaîne de distribution cassante | 2 000€ – 2 500€ |
| 120d E87 (N47) | 2007-2009 | Chaîne de distribution usée | 2 000€ – 2 500€ |
Au final, la première génération en diesel reste risquée à l’achat, particulièrement sans justificatif d’entretien approfondi ou preuve de remplacement de cette chaîne cruciale.
F20 116i (2011-2013) : le moteur essence à surveiller pour éviter les surconsommations d’huile
La deuxième génération Série 1, représentée par la carrosserie F20, a voulu insuffler un souffle de modernité. Malgré un design renouvelé et une gamme moteur élargie, le moteur essence 116i des premières années a fait des vagues à cause de problèmes répétés.
Ce moteur 1.6 turbo, dérivé du groupe PSA employé aussi sur Mini Cooper ou Peugeot, souffre particulièrement de consommation excessive d’huile, d’encrassement rapide des soupapes et parfois de défaillances des bobines d’allumage. De telles défaillances conduisent à une usure prématurée et une perte de performances.
Le système Valvetronic, responsable du calage variable des soupapes, est aussi fragile quand la lubrification devient inadaptée. Ces défauts apparaissent surtout avant 2015, date à laquelle BMW a enfin déployé le moteur B38 plus fiable, présenté dans notre dossier sur la Série 1 F40.
Les consommateurs rapportent fréquemment ces défauts dans les forums et avis consommateurs, ce qui impacte la fiabilité BMW globalement perçue. Pour éviter un achat voiture source de dépenses futures, cette version requiert un examen rigoureux, notamment des preuves d’entretien spécifique.
| Modèle | Années produites | Problèmes mécaniques fréquents | Conséquences pratiques |
|---|---|---|---|
| 116i F20 | 2011-2013 | Consommation d’huile, encrassement, bobines | Perte de puissance, usure moteur accrue |
Pour illustrer, un utilisateur a signalé une consommation d’huile multipliée par trois après 80 000 km, nécessitant un contrôle moteur régulier. Ainsi, bien que séduisante en apparence, la 116i ancienne génération semble être un piège pour ceux qui souhaitent une fiabilité durable.
La 118d F20 (2012-2015) : un diesel performant mais fragile en usage urbain
La 118d de la génération F20 s’est rapidement imposée comme un compromis intéressant, combinant plaisir de conduite et sobriété. Pourtant, ce modèle ne trouve pas grâce aux yeux de tous, notamment à cause de problèmes moteurs récurrents hérités du bloc N47.
Les faiblesses principales résident dans la chaîne de distribution qui peut se détendre, dans le filtre à particules (FAP) qui s’encrasse rapidement en ville, et dans la vanne EGR qui accumule les dépôts, menant à des pertes de puissance et à des pannes coûteuses.
Des utilisateurs se plaignent aussi de problèmes au niveau du train arrière avec des amortisseurs qui s’usent anormalement vite, dégradant alors la tenue de route. Les trajets urbains, caractérisés par des arrêts fréquents et des cycles courts de chauffe, exacerbent ces défauts, rendant ce modèle peu adapté à ceux qui font vraisemblablement beaucoup de ville.
Voici les symptômes les plus courants :
- Perte de puissance notable au démarrage ou en charge.
- Voyant moteur allumé régulièrement sans cause évidente.
- Assombrissement du pot d’échappement, signes d’encrassement du FAP.
- Usure prématurée des amortisseurs et composants suspension.
Avant tout achat, une vérification du carnet d’entretien s’impose, notamment le contrôle de la chaîne de distribution et du FAP. La preuve d’un entretien régulier est un atout déterminant pour éviter une mauvaise surprise. Nous vous conseillons aussi de consulter des comparatifs de fiabilité comme celui sur la Peugeot 3008 pour mieux appréhender les différences mécaniques sur le marché.
120i F20 (2011-2014) : puissance et caprices électroniques
La 120i affiche une puissance alléchante de 170 chevaux grâce au moteur N20. Ce bloc turbo quatre cylindres semble séduisant sur le papier, mais se révèle particulièrement capricieux en termes d’électronique et d’entretien mécanique.
Plusieurs conducteurs ont reporté des problèmes avec la gestion électronique, notamment les capteurs de cliquetis et le système VANOS responsable du calage variable des arbres à cames. Ces éléments, lorsqu’ils défaillent, provoquent un comportement moteur erratique, avec un ralenti instable et une chute de performance.
Les dommages liés à des problèmes VANOS sont coûteux : remplacer cette pièce peut se chiffrer à plus de 1 500 euros, ce qui fait de ce moteur un pari risqué pour un achat voiture serein.
De plus, une consommation élevée d’huile y est fréquemment observée, ce qui peut occasionner une usure prématurée si les niveaux ne sont pas surveillés.
Un propriétaire interrogé a raconté que son 120i a subi trois remplacements de bobines d’allumage avant 90 000 km, soulignant un entretien coûteux et laborieux. Dès lors, ce modèle ne convient pas à ceux qui cherchent une voiture avec un entretien simple et une fiabilité robuste.
| Modèle | Années | Failles courantes | Coût moyen réparation |
|---|---|---|---|
| 120i F20 N20 | 2011-2014 | Défaillance VANOS, capteurs, consommation d’huile | 1500€ – 2000€ |
114i F20 (2012-2015) : la version à éviter pour un usage quotidien
Le modèle 114i partage le moteur 1.6 essence avec la 116i, mais sa puissance limitée par bridage électronique rend son usage peu stimulant et contestable en terme coût-entretien.
Dans la pratique, ce moteur connaît les mêmes problèmes que la 116i, avec les mêmes défauts de bobines d’allumage et de capteurs. Le problème se voit accentué par une sensation de sous-motorisation, rendant chaque conduite parfois laborieuse, surtout sur routes vallonnées ou autoroutes.
Les avis consommateurs convergent : la 114i souffre d’un manque d’intérêt réel, offrant des performances modestes au prix quasiment identique à des versions plus puissantes et plus fiables.
En conséquence, préférez plutôt une motorisation plus robuste ou attendez les gammes post-2016 où la marque a su corriger ses erreurs mécaniques, comme indiqué dans cet article sur la Mercedes Classe A 2025, concurrente directe bénéficiant d’avancées technologiques notables.
Se lancer dans l’achat d’un 114i équivaut souvent à payer pour une voiture moitié moins performante qu’une 116i, sans bénéficier d’une vraie réduction de coûts d’entretien ou une meilleure fiabilité.
En résumé, voici la liste des modèles à éviter absolument dans la gamme BMW Série 1 :
- 118d et 120d E87 (2007-2009) à cause de la chaîne de distribution défaillante.
- 116i F20 (2011-2013) pour sa consommation excessive d’huile et soucis d’allumage.
- 118d F20 (2012-2015) fragile au niveau moteur diesel et composants frein/performance.
- 120i F20 (2011-2014) pour la gestion électronique capricieuse et entretien coûteux.
- 114i F20 (2012-2015) peu performante avec les mêmes défauts que la 116i.
Si vous souhaitez parcourir des alternatives fiables ou comprendre les forces de la dernière génération, notre comparatif sur la BMW Série 1 F40 vous éclairera davantage. En ciblant un modèle postérieur à 2016 et en exigeant un historique d’entretien complet, vous optimiserez vos chances d’un achat sûr, capable d’offrir le plaisir de conduite attendu d’une BMW sans mauvaises surprises.



